Fort de Jouy-sous-les-côtes

Fortification de la ligne Séré de Rivières

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L'association

Présentation de l'association

En 1997, le Ministère de la défense met en vente le Fort de Jouy. La commune de Géville décide de l’acheter, puis de le mettre à disposition d’une association qui serait constituée pour le rénover et le mettre en valeur. C’est chose faite après les démarches entreprises par Patrice Monange de la fin 2001 à l’automne 2002 : l’association Les Amis du Fort de Jouy est déclarée en sous préfecture le 14 novembre 2002.

Son objet figure à l’article 2 de ses statuts : « cette association a pour but la sauvegarde, l’entretien et la rénovation du fort de Jouy-sous-les-Côtes (propriété de la commune de Géville) afin de protéger ce monument exceptionnel et d’en faire un lieu de culture et d’échanges »

Les premières années sont consacrées principalement au débroussaillage du site (les arbres tombés après la tempête de 1 999 étant encore à même le sol) afin de créer un circuit de visite. En septembre 2003 a lieu la première participation aux Journées du Patrimoine. En juin 2004 est organisé le premier méchoui, occasion pour les habitants de Géville de venir passer une journée dans leur fort. En 2005 une randonnée de découverte du patrimoine local prend son départ au fort. En 2006 une étudiante en arts plastiques y organise une exposition d’art contemporain. En 2007 un premier chantier de jeunes, à dimension locale, est organisé sur une semaine. En 2008 ont lieu les premières mises à disposition du fort, pour des organisateurs de parties d’air soft. En 2010 a lieu la première exposition d'artisans d'art...

La plupart de ces activités sont reconduites d’année en année, et le plus souvent développées, ce qui nous amène à proposer une grosse activité par mois à la belle saison, en plus des activités récurrentes que sont l’entretien du fort et les visites guidées.

Depuis mars 2012 nous faisons partie de la Fédération des sites fortifiés Séré de Rivières de la place de Toul et environs, fédération créée en collaboration avec les forts de la place de Toul.

Présentation du fort

Aux lendemains de la guerre de 1870, le pays vient de subir l’invasion des prussiens et le territoire national est amputé de l’Alsace et d’une partie de la Lorraine, ce que conteste une partie de l’opinion publique Les frontières du territoire se trouvent donc modifiées et l’armée se trouve investie d’une double mission : assurer l’inviolabilité des frontières et délivrer les territoires perdus. De cette volonté naîtra une doctrine militaire sous la forme d’un dispositif d’ouvrages fortifiés qui partiront de Dunkerque à Nice, portant le nom de son créateur, le général Séré de Rivière. Le général Séré de Rivière met au point un réseau de places fortes fortifiées reliées les une aux autres par des forts isolés dont les tirs se recoupent. La fortification mise au point utilisera le plus possible les obstacles naturels en barrant les voies d’invasion que sont les routes, les voies ferrées, les vallées…

Qu’est-ce qu’un fort ?

Un fort est une excavation pratiquée dans le terrain comprenant un ensemble de maçonneries, organes de feu, abris, casernes… le tout recouvert de 2 à 6 mètres de terre assurant ainsi une protection contre les obus du moment.

Le fort de Jouy-sous-les-Côtes (dit fort Raoult)

Les premières études concernant ce fort datent de 1874, après de longues procédures de mise au point des plans, de tractations et d’expropriations, les premiers coups de pioches sont donnés en 1883, et c’est en trois ans que fut construit cet ouvrage, appartenant au rideau défensif des Hauts de Meuse, assurant la jonction entre les places fortes de Verdun et Toul. Il fut obsolète avant même son achèvement : en 1884 Eugène Turpin met au point un explosif stable et dix fois plus puissant que la poudre noire, la mélinite (acide picrique fondu) ; des essais sont entrepris au fort de la Malmaison et à la stupeur générale les maçonneries volent en éclat, les voûtes sont crevées… Le fort de Jouy reste dans son état d’origine à cause du manque de moyens financiers et échappe donc à la vague de modernisation des ouvrages (décapage des maçonneries et rebétonnage). Il conserve donc toutes ses belles maçonneries en pierres de taille, son artillerie de plein air ainsi que ses organes de flanquement de fossés (caponnières). Il n’a été que très peu exposé aux tirs de l’ennemi durant la guerre de 1914-1918 ; déclassé par la suite il servira de dépôt d’huile et d’essence entre les deux guerres. En 1940, pour parer à l’arrivée imminente des Allemands, le fort fut incendié, afin de priver l’ennemi d’un précieux ravitaillement. Tous les casernements du fort ont sérieusement souffert. Puis après la guerre, il servit comme terrain de manœuvre à la place de Commercy.
Aliéné par l’armée, il a été racheté par la commune de Géville en 1997.
A l'automne 2002, une association composée d’une poignée de bénévoles passionnés (les Amis du Fort de Jouy) commence le défrichage et le nettoyage afin de le rendre visitable.